A.D.M.L.

Nous ne sommes pas dans une démarche pétitionnaire mais dans une action collective organisée sous une forme associative.
Ce site est un simple outil de communication et de diffusion d’information.
Le comité de défense des métiers du livre s’est constitué en association.

Cette association a pour objet de s’opposer, par des propositions concrètes, des mesures positives et des actions revendicatives, au processus de dématérialisation et de destruction des activités humaines de la chaîne sociale des métiers artisanaux, artistiques, techniques, industriels et commerciaux de conception, production, distribution, promotion, médiation et diffusion des livres.
Elle entend promouvoir la lecture des livres par et pour tout ce qu’elle porte et apporte d’activité productive, de lien social gratifiant, d’émancipation individuelle et collective, de transmission et de partage.

L’Association de Défense des Métiers du Livre a vocation a rassembler tous ceux parmi les défenseurs du livre qui vivent de la fabrication, de la lecture, de l’écriture et de la diffusion des livres : libraires, éditeurs, représentants, imprimeurs, diffuseurs, traducteurs, distributeurs, correcteurs, critiques, graphistes, écrivains, magasiniers, commerciaux, transporteurs, coursiers, etc. ainsi naturellement que les lecteurs de livres, dans un collectif qui portera notre protestation et notre rejet à l’encontre des évolutions désastreuses dont nous menace la poursuite d’une politique publique complètement dissociée des réalités et des attentes de ses administrés.
Cette protestation s’accompagne de propositions positives, concrètes, réalistes, démocratiques et d’application immédiate .
Ces propositions, qui vont totalement à l’encontre des projets suicidaires que les marchés et la classe dirigeante ( politique, bureaucratique et médiocratique)  prétendent nous imposer, ont reçu l’approbation unanime de tous les libraires indépendants et de proximité qui en ont eu connaissance, de même tous ceux qui relèvent de la longue chaîne des métiers du Livre telle qu’elle a été évoquée plus haut.
Elles sont accessibles ici 
telles qu’elles ont été communiquées à la dite classe dirigeante.
Elles sont d’actualité immédiate car le prétendu « Tsunami » du numérique ( revendiqué par France « Culture ») relève plus du fantasme de trader cocaïnomane que de quelque réalité tangible. En dépit de dix années d’efforts opiniâtres de ses zélotes pour nous le faire gober le prétendu livre numérique ne représente « toujours » que 1,8 % du marché du livre en France, et sur cette portion congrue la bureaucratie culturelle feint d’ignorer que 80 % sont imputables aux marchés publics .
En dépit de sa lancinante répétition en mantra multimédiatique et sa prétention de prédiction auto-réalisatrice, ça n’est donc pas ça qui menace principalement les librairies, les livres, la lecture ou le lien social, l’urbanité partagée et les gratifiantes activités humaines qu’ils portent. La véritable menace, dont chacun peut constater les effets désastreux, c’est d’abord celle qui s’est propagée sur fond de crise, de précarisation et de délabrement de la sociabilité. Cette menace est déjà en actes et les libraires l’ont déjà durement éprouvée.

L’essentiel des difficultés des libraires , du recul de leur activité et du recul de la lecture est absolument simultané et directement associé au développement des « ventes directes » ( sans médiation ni commerce humain).
S’ajoutant à la prédation opérée par le géant amas zone, le détournement progressif des fonds publics ( réputés conforter l’activité des librairies indépendantes)  a donc fini par mettre la librairie indépendante en difficultés, et avec elle toute la chaîne solidaire du Livre.

S’agissant de la compulsion numérique promue par l’administration dans les bibliothèques publiques, il est parfaitement loisible aux bibliothécaires de transformer leurs établissements en cybercafés mais ils s’apercevront alors qu’ils n’auront certes plus besoin de livres, mais pas davantage de bibliothécaires, ni même de bibliothèques, où alors il faudra les équiper essentiellement de percolateurs servis par des garçons de café.

Nous avons les moyens de nous opposer efficacement, et sans délai, à ces funestes entreprises, à l’appareil technocratique qui les produit, à la bureaucratie qui les entretient et à la veulerie ignorante des médias qui les propagent.

Nous vous invitons à vous joindre à nous.